Alger le 09/12/2006
Problématique du secteur de l’habitat
Les pouvoirs publics continuent, dans leur propre culture de la langue de bois, à projeter des programmes et des statistiques virtuels qui sont fondamentalement opposés à la réalité socio-économique du pays. A travers les déclarations du Ministre de l’habitat (ENTV du 03 /12) commentés par le quotidien Liberté du 4/12), nous observons un décalage profond entre le discours développé par le Ministre et la réalité du secteur dont il a la charge. L’objectif affiché en matière de réalisation de plus de 1.000.000 de logements, constitue en soi un leitmotiv purement démagogique pour apaiser les tensions d’une population dont les problèmes socio-économiques ne cessent de s’accumuler. Devant cette situation qui perdure faute de solutions viables et concrètes, le pouvoir politique tente de juguler la crise de logements et des conditions sociales en général, par l’énoncé de projections et d’objectifs dont les moyens de mise en œuvre reposent sur des critères opaques et quasiment obsolètes. En effet, comment pourrait-on prétendre réaliser dans des conditions optimales un programme si important dans des conditions ou la majeure partie des moyens en amont et en aval du cycle de la construction nécessitent une restructuration profonde et une mise à niveau pour faire face aux besoins en matière :
De capacités nationales de production de matériaux de construction
De capacités nationales de moyens de réalisation
De ressources humaines qualifiées dans le domaine de la construction et de l’engineering.
De système bancaire et des institutions en charge du foncier et de l’immobilier à répondre aux besoins des promoteurs immobiliers et des demandeurs de logement.
Des capacités de transport et infrastructures de stockage
Dans le domaine du foncier indispensable à la réalisation du programme, nous estimons que les instruments et mécanismes de gestion en la matière demeurent insuffisants et inadaptés pour la mise à disposition des promoteurs, dans les délais et conditions idoines, les assiettes foncières nécessaires à la concrétisation de leurs programmes. A ce niveau, il est indéniable pour tout un chacun (professionnel ou citoyen) que les rouages restent opaques et entachés de lourdes pratiques bureaucratiques, de corruption et de clientélisme. Ceci en fait, relève d’une farouche volonté politicienne pour garder sous contrôle un gisement important de la rente d’une part, et un moyen de pression politique et social à l’endroit des citoyens d’autre part.
Devant ces contraintes qui empêchent tout processus de relance et encore moins de dynamisation, nous considérons que les pouvoirs publics tentent de gagner du temps pour passer le cap du mandat présidentiel et non pas de répondre concrètement à la crise majeure que vivent les citoyens.
Pour rappel, Ahd 54 a développé sa vision de sortie de crise en la matière dans son programme de politique générale. Il réitère sa conviction que les solutions existent mais doivent passer inéluctablement par une volonté politique délibérément tournée vers les critères de transparence et d’efficience économiques d’une part, et de démocratisation du système politique et social d’autre part.
La corruption et le système de gouvernance
Le phénomène de la corruption s’est installé fatalement dans les rouages de l’Etat jusqu’à devenir un mal endémique qui gangrène tous les appareils de l’Etat et une menace réelle pour l’avenir de la société. Cette situation n’est pas fortuite, et encore moins conjoncturelle. Elle est en fait, la résultante logique d’un mode de gouvernance qui s’est de tout temps nourri de valeurs contraires aux règles et aux normes universellement admises en matière de gestion des affaires publiques et notamment :
La transparence et la compétence dans la gestion des affaires publiques.
La reconnaissance et la primauté des critères scientifiques en lieu et place des injonctions dirigistes et inappropriées.
La reconnaissance et l’usage des critères de compétence, et d’efficience au niveau des Institutions de l’Etat et de l’appareil économique, en lieu et place des critères de clientélisme, d’appartenance clanique et de soumission des commis et cadres de l’Etat.
La promotion et le renforcement d’instruments institutionnels de contrôle et de régulation à savoir : La Cour des comptes, l’inspection générale des finances, le conseil de la monnaie et du crédit ainsi que les organismes d’audit financier et de contrôle technique. A ce propos, la Cour des comptes se voie complètement marginalisée (la dernière grève des magistrats en est la parfaite illustration). Et enfin :
la volonté politique irréversible d’édifier un appareil judiciaire indépendant, capable de rendre justice en toute impartialité et en toute circonstance. A ce titre, nous observons des carences criardes en la matière. L’appareil judiciaire semble absent ou du moins non concerné devant les innombrables pratiques de corruption qui prolifèrent au sein des Institutions financières et les secteurs économiques en général. La justice n’interpelle même pas les auteurs de déclarations à ce propos ; action élémentaire et normalement justifiée dans tous les appareils judiciaires qui se réclament de l’Etat de droit.
Le Secrétariat Exécutif National
Alger le 03/10/2006
A propos du pacte économique et social
Le secrétariat exécutif national réuni le 02/10/2006 au siège national du Parti, a rendu public le communiqué ci-après :
L e Parti considère que le pouvoir accentue sa volonté de répression à l’encontre de la société civile et politique.
Considérant le refus catégorique de lever l’état d’urgence et, ce malgré ses propres déclarations et chiffres optimistes et flatteurs sur la situation sécuritaire.
Considérant l’acharnement à réduire la presse au silence et à son alignement sur les thèses exclusives des gouvernants.
Considérant l’interdiction de l’exercice du droit syndical en dehors de l’UGTA., qui reste un appendice et le complice du pouvoir politique.
Considérant le rejet de toutes les revendications légitimes des travailleurs en particulier et du citoyen en général sur ses droits fondamentaux à savoir la répartition du revenu national, le droit à la santé et la couverture sociale, le droit de s’associer et de s’exprimer librement et en toute transparence.
Devant tous ces actes négatifs et les interdits qui en découlent, voilà que le pouvoir fait preuve d’un véritable coup de force pour interdire et museler toute revendication, principe contraire aux dispositions de la constitution du pays ( le droit de grève est consacré). En effet, il impose un pacte économique et social concocté dans des officines et imposé à toute la société sans qu’elle soit consultée et encore moins associée. L’UGTA ne saurait être le représentant exclusif de tous les travailleurs Algériens et encore moins le dépositaire exclusif des droits sociaux et politiques de la société Algérienne. Il apparaît clairement, dans les intentions du pouvoir, d’objecter d’étouffer les revendications et les aspirations légitimes de la société d’une part, et de se donner les moyens, à travers *le droit et la démocratie de façade* de gérer les ressources du pays et leur affectation dans l’impunité la plus totale et loin du contrôle populaire.
Le 03/10/2006
Le Secrétariat exécutif National
Alger le 22 Juillet 2006
Situation économique et sociale du pays
Le Parti Ahd 54 considère que la situation économique du pays reste bloquée malgré les ressources financières considérables issues des prix du pétrole sur le marché mondial. Cet état de fait illustre parfaitement l’incapacité des pouvoirs publics à faire démarrer l’appareil économique national. Les solutions préconisées demeurent au stade des intentions et du discours politique. En lieu et place de solutions et d’actions économiques cohérentes, le pouvoir procède à la redistribution de postes institutionnels pour le même personnel du sérail, à la création de nouvelles structures de contrôle et de régulation du système économique et financier, alors que celles déjà existantes n’ont jamais pu exercer pleinement leur prérogatives à l’instar de l’Inspection générale des finances (IGF) et Cour des comptes. Par ailleurs, la relance du secteur industriel, des services et du BTP, demeure latent de part la politique et le mode de gestion du portefeuille foncier. Les structures de l’Etat reconnaissent les carences et les déperditions engendrées par ce secteur vital pour la croissance des investissements (à titre d’exemple. l’administration des domaines avancent le taux de 50% de foncier industriel affecté par les pouvoirs publics et non utilisé / in quotidien Liberté du 20/7/2006). Les raisons de cette gabegie sont connues et le Part Ahd 54 n’a cessé de le marteler haut et fort. Le foncier en général a de tout temps servi de rente pour les tenants du système d’une part, et a servi d’instrument de pression sur les citoyens d’autre part. les solutions allant dans le sens de l’assainissement de ce secteur névralgique existent mais passent nécessairement par la volonté politique d’asseoir une économie transparente qui répond aux critères et mécanismes universellement admis et reconnus. Le Parti considère à juste titre, que la situation ne peut évoluer positivement dans les conditions actuelles tant que le pouvoir politique persiste dans sa volonté de réaliser un programme et des projets dont les contours et objectifs restent liés à des considération relevant exclusivement d’échéances et d’intérêts politiques restreints tel que:
- Le programme virtuel de 1.000.0000 de logements et la réalisation d’infrastructures et d’équipements dirigés par des structures administratives obsolètes et gangrenées par le clientélisme et la corruption. Ajouté à cela l’absence de visibilité en matière d’instruments d’urbanisme et d’environnement.
- Les tergiversations, durant de longues années, sur la politique des réformes des Entreprises et du système financier et bancaire.
- L’absence de décisions politiques et juridiques affichées pour le règlement du problème du foncier industriel et agricole.
- Les lois de finances se suivent et se confondent car les budgets et enveloppes consentis, ne trouvent ni le cadre et encore moins les vecteurs porteurs au plan humain et organique pour inciter les acteurs économiques à investir et amorcer le processus économique constant et irréversible à moyen et long terme.
L’absence de stratégie macro-économique à long terme associée aux carences d’un système économique et administratif défaillants et instables ne plaident pas pour autant à rassurer les investisseurs nationaux et étrangers à réaliser des projets d’investissement conséquents et durables. Ce ne sont ni les discours politiques d’intention et encore moins la multiplication de forums et conférences qui inverseraient la tendance et inciteraient la relance des investissements à forte valeur ajoutée et créateurs d’emploi localement. Le vrai problème réside dans le manque de crédibilité dans le système politique national qui développe un discours de circonstance en totale contradiction avec la réalité du terrain. C’est cette difficulté à assumer sa propre mutation qui le conduit à produire des effets controversés et négatifs auprès de l’opinion publique en général et des acteurs économiques en particulier. Cette situation a fait que les activités économiques restent et demeureront confinées exclusivement sur les importations et flux marchands de produits et services de large consommation en égard à la demande croissante et au déficit de l’offre intérieure. Ce modèle économique qui s’est imposé à l’Algérie, faute de visibilité et de volonté des pouvoirs publics, ne fait qu’accroître les inégalités sociales en ce sens que la sphère économique ne profite qu’à une minorité d’opportunistes qui détiennent les leviers du commerce et militent pour sauvegarder le système en l’état car il leur permet d’accumuler de gains financiers substantiels et immédiats loin de tout contrôle fiscal et sans recourir au risque financier induit par les investissements. En un mot, la pratique à ciel ouvert de l’économie de bazar. Nous sommes persuadés que cette situation ne soit une fatalité et qu’elle peut et doit être combattue à tous les niveaux de la société car la pays recèle de grandes potentialités humaines et naturelles qui ne le prédestinent nullement à l’état de léthargie et de misère sociale dans lesquelles il a été manifestement plongé par des gouvernants qui se sont incrustés aux commandes et refusent toute alternance ou opposition d’idées et de programmes.
Le secrétariat exécutif national
Loi de finances complémentaire
Le Parti Ahd 54 considère que les lois de finances promulguées se suivent et se confondent car elles n’apportent point de résultats palpables et concrets au plan de la relance économique et encore moins pour le niveau de vie du citoyen. Ceci , malgré les ressources financières considérables accumulées grâce aux revenus pétroliers. Le vrai problème réside dans le manque de crédibilité dans le système politique national qui développe un discours de circonstance en totale contradiction avec la réalité du terrain. L’absence de stratégie macro-économique à long terme associée aux carences d’un système économique et administratif défaillants et obsolètes ne plaident pas pour autant à rassurer les investisseurs nationaux et étrangers à réaliser des projets d’investissement conséquents et durables. Dans ce cadre, l’allocation des budgets et enveloppes financières ne trouvent ni le cadre organique et encore moins les instruments d’exécution pour inciter les acteurs économiques à investir et amorcer le processus économique constant et irréversible à moyen et long terme. La portée de la loi de finance reste caduque en ce sens que les projections économiques sont assises sur des statistiques et agrégats aléatoires.
- Problème de crédibilité des statistiques et agrégats économiques
- Problème d’évaluation de la fiscalité.
- Problème de recouvrements de la fiscalité et
- Problème d’évaluation des fortunes et leur imposition
- Problème de gestion des flux marchands internes et externes ( évasion fiscale , circuits informels, contrefaçon et contrebande, …. )
- Problème de gestion et administration du foncier industriel et agricole ( (absence de politique claire et de lois régissant ce domaine à long terme ).
|